Raid à ski « 4000 de Saas Fee et Mont Rose »

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 Raid à ski en Suisse

« 4000 de Saas Fee et Mont Rose »

  8/11 mai 2008      

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Itinéraire : 

Jeudi 8 : Montée à la cabane de Täsch (2701m), d+850m.

Vendredi 9 : Alphubel (4206m), cabane Britannia, d+1500m. 

Samedi 10 : Stralhorn (4190m), cabane du Mont Rose, d+1500m

Dimanche 11:  Mont Rose (Dufourspitze, 4634m), cabane du Mont Rose, d+1850m.

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Jeudi 8 mai : Par un chatoyant après-midi de mai nous parvînmes dans l’exquise Mattertal…

Quelques 5500m de dénivelée positive nous attendent mais nous ne les avons heureusement pas, à cette heure, calculés. Après six heures de route (pour deux d’entre nous effectués la veille) et 850 m de dénivelée (« échauffement » avec sacs pleins et skis sur le dos), nous parvenons à la Täshhütte, ce jeudi 8 mai.

 

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Vendredi 9 mai : Le ciel est encore étoilé lorsque nous quittons le refuge à pied ; nous chaussons les skis quelques minutes plus tard alors que le jour se lève. Montant une pente ouest, nous ne verrons le soleil que bien plus tard, il éclaire cependant assez vite les sommets dans notre dos, dont le mythique Cervin.

 

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Chacun (Mireille, Laurence, Henri, Rémi et moi) monte à son rythme et prend ses marques. Nous gagnons le soleil et l’Alphubeljoch (col) aux alentours de 9h30.

 

 

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Après une traversée à flanc vers le Nord, nous « conversons » (en silence) dans une pente ouest raide, elle s’adoucit vers le sommet et nous « dépeautons » sur l’Alphubel (4206m), le sourire aux lèvres.

 

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Cependant, comme le lendemain et le surlendemain, la journée n’est pas terminée. La descente suppose de naviguer entre les crevasses et ensuite de monter vers Felskinn (arrivée de remontée mécanique de Saas Fee) puis de cheminer longuement avant de nous poser à la cabane Britannia.

 

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Samedi 10 mai : Nous nous éveillons dans une petite descente de nuit sur neige gelée.

 

 

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Nous ne sommes pas seuls, ensuite, à glisser sur les longues pentes douces de l’Allalingletscher ; la lumière matinale colore les sommets, les pauses photos rythment la montée.

 

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Nous avons l’Adlerpass en perspective depuis près de trois heures lorsque nous y parvenons.

 

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Nous y laissons quelques affaires et montons vers le Strahlhorn ; après un passage un peu délicat (pentu et gelé), une longue pente douce nous amène au pied du sommet. Quelques dizaines de mètres avec les crampons et nous nous asseyons à côté de la croix (4190m) et embrassons du regard tous les sommets alentours.

 

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Nous descendons vers le col puis nous engageons avec précaution dans la pente sud et raide de l’Adlerpass, plus bas une neige de printemps nous offre quelques minutes de « grand ski » (c’est à dire de ski facile sur une neige transformée en surface). Mais le dessert est au milieu du repas… Il nous faut maintenant remettre les peaux pour une longue traversée vallonnée puis ascendante vers le Stockhornpass.

 

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Nous descendons ensuite le Gornergletscher jusque 3100m où nous bifurquons vers un passage chaotique (faux plats, descentes, rochers) qui conduit laborieusement vers la Monte Rosa Hütte. Après onze heures sur les skis, nous apercevons le refuge. « Tavernier ! A boire ! ».

Dimanche 11 mai :  P’tit déj’ à 3h30. Entre torpeur et bousculade les randonneurs à ski s’affairent avant d’aller prendre leur place dans la longue procession des frontales qui ondulent au seul son des couteaux. Les pentes sont soutenues mais la nuit semble endormir l’effort. Puis l’espace s’ouvre et les bosses sont gravies avec la régularité due à la longueur du chemin.

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Bien plus tard, à la « bifurcation » Nordend/Dufour, nous partons à droite vers cette dernière. Nous gagnons, à 4359m, le pied de l’arête de neige et de rocher de la Dufourspitze. Munis de crampons, nous entamons la raide montée. Au sommet du premier des deux ressauts (4500m), un peu éprouvés et alors que les nuages montent, nous décidons de nous contenter de ce beau belvédère.

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Comme la veille, la journée est loin d’être finie. Il faut d’abord redescendre les 1700m de dénivelée jusqu’au refuge, en crampons jusqu’à l’épaule, à ski ensuite.

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Après une pause à la Cabane du Mont Rose, nous traversons le Gornergletscher puis nous dirigeons, à ski d’abord à pied ensuite, par une traversée ascendante vers la gare de Rotendboden (près de trois heures encore). Enfin, nous prenons le train Rotenboden/Zermatt, puis le train Zermatt/Täsch, puis un repas mérité, puis la route jusqu’à Nancy où, à peine fatigués, nous nous couchons vers 3h30 après 24h00 d’éveil denses et mémorables.

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Mémorable comme ces quatre jours où Henri a sagement sélectionné ses courses, où Mireille a prouvé sa légendaire opiniâtreté, où Rémi s’est offert un quatre mille par jour, où Laurence a avalé avec plaisir les montées pour goûter les descentes et où j’ai tenté de suivre tout le monde en me faufilant devant. Bref ! Encore un séjour olympien !

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I, AM

Raid à Ski en Cerces et Thabor

Raid à ski en Cerces et Thabor       15/18 avril 2008  

Avec :     Patrick, Rémi, Michel, Mireille, Valérie, Philippe et André (derrière l’objectif).

Mardi 15 –– Montée au refuge du Chardonnet (2223m), [environ 450m de D+].

Après le trajet de Nancy à Névache, une sympathique mise en jambe au soleil : nous marchons  quelques centaines de mètres sur la route, puis montons en forêt et dans de beaux vallons de neige vierge pour atteindre, à l’heure du repas, le refuge où l’accueil est chaleureux.

Mercredi 16Traversée « Tour des Cerces » du refuge du Chardonnet  au refuge des Drayères (2180m) par le Col du Chardonnet (2638m) , la Crête de la Ponsonnière (2805m), le Col des Cerces (2574m) et le Seuil des Rochilles [environ 1200m de D+].

Une traversée longue et magnifique sous le soleil. Après une montée relativement douce, le passage du Col du Chardonnet nous permet de basculer au cœur des Cerces ; nous traversons vers le Nord ce massif attrayant, avec dans le dos l’Aiguillette du Lauzet et les imposants sommets des Ecrins, à droite la Tête de la Cassille, le Pic de la Moulinière et la Pointe des Cerces, à gauche les Arêtes de la Bruyère et le Roc Termier. Nous gravissons la Crête de la Ponsonnière (en passant au lac des Crouserocs) puis, après un casse-croute salutaire, glissons (belle descente) vers le lac des Cerces; nous remontons enfin par au Col du même nom. Il ne nous reste plus (et c’est heureux car nous sommes partis depuis plus de sept heures déjà) qu’à descendre par le Seuil des Rochilles (après avoir poussé sur les bâtons le long du Lac Rond) vers le refuge des Drayères.

En montant au Col du Chardonnet

Montée vers le Col du Chardonnet

 

Les Ecrins (du Col du Chardonnet)

En montant au Col des Cerces

Jeudi 17Mont Thabor du refuge Drayères au refuge Re Magi (1765m) par le Col des Muandes (2828m), le Col de Valmenier, le Col de la Chapelle (2943m), la Chapelle du Mont Thabor (3150m) [environ 1200m de D+].

Le temps est beau… pour l’instant. La montée est douce, donc longue, vers le Col des Muandes au milieu des vallonnements du ravin des Muandes. Au Col, nous descendons une centaine de mètres, alors que les nuages occupent déjà le fond de la Vallée étroite, avant de remonter au Col de Valmeinier. Légère descente à nouveau, puis ascension vers le Col de la Chapelle et orientation (les nuages sont là) vers la Chapelle du Mont Thabor que nous trouvons grâce aux traces et à l’altimètre. Après une pause dans la Chapelle, le vent a forci, la neige tombe et la visibilité est défintivement réduite à zéro. Après une brève discussion nous entamons une descente au « plus simple », cap Sud-Est vers le Praz du Plan. Nous nous orientons à la boussole (+ carte, altimètre et GPS en confirmation) de vingt mètres en vingt mètres dans un univers tout blanc. Longue et délicate descente sous la neige et sans aucun repère à laquelle chacun contribue calmement et efficacement. Enfin arrivés au Prat du Plan, nous voyons quelque chose d’autre que du blanc et glissons vers les refuges de la Vallée étroite. Après plus de dix heures de ski, nous sommes très bien accueillis au refuge Re Magi.

Peu après le départ du refuge des Drayères

 

En montant vers le Col des Muandes

 

En montant vers le Col de Valmeinier

 

 

La chapelle du Mont Thabor

 

 Au Prat du Plan (au pied SE du Thabor)

 

Vendredi 18Col des Thures (2194m), du Refuge du Mont Thabor à Névache [environ 400m de D+]

La météo n’est pas très bonne : quelques éclaircies possibles dans la matinée avant la reprise de la pluie ou de la neige. Nous entamons vers 7h30 la traversée nous permettant de regagner Névache. La montée dans la forêt est raide. Sortie des bois, la pente s’adoucit et nous parvenons tranquillement au Col des Thures. Nous redescendons alors le débonnaire Vallon des Thures avant de bifurquer dans la Combe du torrent du Roubion. Puis nous regagnons – plus ou moins aériens – Névache ou Briançon puis Nancy.

Montée en forêt au-dessus de la Vallée étroite

 

En montant vers le Col des Thures

 

En descendant dans la Combe de Roubion

Itinéraire de la boucle suivie 

Névache/Refuge du Chardonnet/Col du Chardonnet/Crête de la Ponsonnière/Col des Cerces/Refuge des Drayères/Col des Muandes/Mont Thabor/Refude de la Vallée étroite di Magi/Col des Thures/Névache

 

Courses d’initiation à Chamonix

Cet été, à Chamonix, avait lieu le camp d’été du CAF Nancy. L’occasion pour certaines et certains de découvrir ou d’approfondir la pratique de l’alpinisme. Avec Jean-Luc et Bernard (autres initiateurs), nous avons ainsi proposé deux courses classiques du massif dites faciles ou peu difficiles : l’Aiguille du Tour et la Face Est de la Petite Crochue suivie de la traversée des Aiguilles Crochues. Quelques photos de ces deux itinéraires de haute montagne :

1 – L’ascension de l’Aiguille du Tour (pointe Sud) puis pointe Nord pour certains :

Les Aiguilles du Tour

L’arrivée au refuge Albert 1er

Le glacier du Tour au soleil couchant

L’Aiguille du Chardonnet (beau moment)

Avant la montée vers le Col supérieur du Tour (trois gaies cordées)

Passant au pied du Chardonnet, la quatrième cordée.

En vue du Col supérieur du Tour.

Sourires ensoleillés au Col supérieur du Tour.

Du sommet de l’Aiguille du Tour (pointe Sud): point de vue sur l’Aiguille Verte et le Mont blanc pour les dix membres composant les quatre cordées.

De l’Aiguille du Tour (pointe Nord), vue sur une partie du groupe qui fait une pose sur le Plateau du Trient.

2 – La face Est de la Petite Crochue et traversée des Aiguilles Crochues par l’Arête Sud-Ouest

Rencontre dans la première longueur en traversée

Traversée sous le soleil, Jean-Luc le dos au Mont Blanc

Dominique au sommet de l’Arête des Crochues

Des Aiguilles Crochues, vue sur leurs majestés l’Aiguille verte et les Drus

Delphine en désescalade versant Est en direction des névés qui conduisent au Lac Blanc

Pause déjeuner au bord du Lac (dit) blanc

Pour terminer la journée comme on l’avait commencée, nouvelle rencontre, d’un jeune bouquetin cette fois.

Ski alpinisme – Ecrins – Avril 2007

 Nous (Laurence, Mireille, Valérie, Jean-François, Michel, Patrick, Philippe, Roger, Vincent et André) nous sommes retrouvés le dimanche soir au Centre CAF de l’Eychauda à Pelvoux (où l’accueil de Véronique est très sympathique).

Récit imagé du séjour de ski alpinisme dans les Ecrins (8/13 avril 2007)

– Lundi, nous avons fait une randonnée dite de mise en jambes dans le Vallon de Narreyroux  proche de Puy St Vincent (départ à 1700m). Nous sommes montés au Col du Bal puis sur la Crête de Plarol ou Prarol (2830m) : beau temps et beau ski.

– Mardi, nous avons gagné, à partir du Pré de Mme Carle, le refuge du Glacier blanc (2550m), la montée était assez éprouvante, au soleil et sur des pentes parfois déneigées. La météo s’annonçant en voie de dégradation, nous prenons le parti de tenter le Dôme dès le mercredi à partir du refuge du Glacier blanc et non le jeudi du refuge des Ecrins (comme envisagé).

– Partis à cinq heures, nous voyons les premiers rayons du soleil allumer le Pelvoux et la Barre des Ecrins (magique). Les 1500 mètres de dénivelée et toute la longueur du glacier blanc sont avalés non sans effort. Après avoir déposé les skis à la rimaye, nous gravissons encordés le Dôme des Ecrins (4015m) ; la fatigue est oubliée, les sourires affichés. A peine avons nous admiré le spectacle des montagnes alentours que les nuages envahissent déjà la Barre. Nous avons bien fait d’opter pour une ascension dès aujourd’hui. Nous entamons la longue descente et parvenons au Refuge du Glacier blanc à 15h30.

 

 

 

 

Le lendemain, le ciel est couvert mais nous nous levons à nouveau à quatre heures pour tenter la traversée prévue par les Cols de Monêtier, des Brouillards, de Séguret Foran, le Seuil du Rif et le lac de l’Eychauda (nous sommes accompagnés par Virginie, Julien et Jérôme charmants cafistes des Hautes Vosges). Nous montons dans la nuit vers le Col et l’atteignons après le lever du jour. Nous le franchissons protégés par des mains courantes, l’endroit est « alpin » et saisissant. Nous décidons de poursuivre en descendant le glacier jusqu’au pied du Pic Jean Gauthier où nous remettons les peaux pour gagner le Col des brouillards. Un passage raide nous contraint à monter à pieds, skis sur le sac. Nous traversons ensuite quasi à plat sous le Pic de Dormillouse et le Dôme de Monêtier dans les nuages. La carte et la boussole nous indiquent le Sud-Sud-Est, le GPS de Mireille nous confirme la direction. Parvenus au Seuil du Rif, nous entamons la longue descente sur le Glacier de Séguret Foran, le contournement du Lac de l’Eychauda et le Vallon de Chambran, la neige est plutôt mauvaise jusqu’à ce qu’elle disparaisse et que nous finissions à pied. Nous arrivons aux voitures après 12h de « voyage ».

Vendredi, la météo est toujours maussade ; une partie d’entre nous se contente de monter par les pistes de Puy St Vincent (avec les peaux) au Pic de la Pendine (près de 1000m quand même) et de s’offrir une belle descente sur neige damée pour oublier les conversions de la veille. Nous terminons la semaine de manière conviviale, c’est à dire devant un bon repas dans un resto à Vallouise. Nous sommes satisfaits, nous avons pu mener les deux grandes courses prévues pour cette semaine : Dôme de neige des Ecrins et traversée Col de Monêtier/Dôme de de Mônetier/Eychauda.

 

 

 

 

 

 

 

Ski et fjords

Ski de randonnée au nord de la Norvège

Randonner à ski dans les Alpes de Lyngen au Nord de la Norvège à partir d’un « refuge » mobile et marin, le Southern Star, voilier de 24 mètres, tel était le programme. 

Cette semaine de « ski-mer » fut exceptionnelle : navigation à bord d’un voilier sur les fjords entourés de montagnes enneigées entre le 69ème et le 70ème parallèle ; accostage sur les côtes et chausse des skis à un mètre de l’eau ;  ascension jusqu’au sommet d’une des centaines de montagnes et descente, toujours à ski, de l’autre côté jusqu’à la mer où le voilier nous attend au mouillage…

Le groupe des participants était composé de britanniques (le guide (Rémy), le capitaine et son (sa) second étaient, comme moi, français)), le voilier convivial et plutôt confortable, la météo variable mais plutôt favorable, la neige correcte (souvent soufflée parfois profonde)…
Chacun  affichait chaque jour un large et permanent sourire. Du fait, sans doute, d’être là à faire du ski de rando à partir des fjords dans des paysages de montagne exceptionnels au nord du cercle polaire (dans la région de Tromso).
Evidemment beaucoup de photos ont été faites (cf. quelques unes ci-dessous) sur lesquelles manquent toutefois l’ambiance sereine et drôle, l’aurore boréale qui se laisse difficilement mettre en boîte lorsque le bateau vogue (mais lorsque le ciel de la nuit fut éclairé par des franges de lumière vertes, les spectateurs pourtant transis dans le vent glacial restèrent sur le pont) et, manque aussi, la tranquille maîtrise d’Olivier (le skipper) et de Manue (le/la second(e)), modestes et sûrs (merci!).

 Quelques images :

 

 

 

Sommets d’Equateur

Compte rendu rapide et illustré du circuit de quinze jours d’andinisme en Equateur.

Les dix « voyageurs andinistes » – Valérie, Blandine, Roger, Gérard, Jocelyn, Christophe, Vincent, Xavier, Etienne et André – membres du CAF Nancy, se sont offert un voyage riche de sensations alpines et de moments agréables en Amérique latine (NB: Agences de voyage : en France, « Altiplano »; en Equateur, « Palmar voyages »)

Résumé du versant alpin de l’expédition : Les volcans d’Equateur nous ont – pour la plupart – cordialement accueillis à leurs sommets. Nous avons commencé notre acclimatation dès le premier jour au Rucco Pichincha, puis nous avons « conquis » le Fuya Fuya (4260m) et l’Imbabura (4600m). Les vents froids de 80 à 100 km/heure nous ont interdit la moindre tentative au Cayambe (5790m). Nous nous sommes rattrapés en gagnant  l’Illiniza (5263m) (le sommet Nord pour certains le Sud (AD+) pour d’autres). Restaient ces majestés Cotopaxi (5897m) et Chimborazo (6310m). Dans le parc national du Cotopaxi, nous avons fait l’ascension de ce superbe volcan le 9 août. Après, une journée dite de repos (sortie VTT et rando…) à Banos, nous avons rejoint le refuge Whymper (5000m) et sommes parvenus au lever du soleil (départ minuit) au sommet du Chimborazo. Chacun a gravi ce que sa condition physique et ses envies lui dictaient mais une majorité d’entre nous est arrivée sur chacune des cimes.

L’ambiance était agréable, les Equatoriens accueillants et les paysages inoubliables… bref ! C’était BIEN !

Itinéraire illustré :

Dim 30 JUILLET – Départ de Roissy (20h45) – Vol de nuit via Amsterdam, Bonaire et Guayaquil.

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Lun 31 JUIL – Arrivée à Quito et transfert à l’hôtel puis  visite de la ville de Quito. Montée en téléphérique jusqu’au pied du volcan Pichincha (vue sur Quito) et randonnée partielle au Rucco Pichincha.

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Mar 1er août 1ER AOUT  –  Route Panaméricaine vers la province d’Imbabura. Ascension d’acclimatation du volcan Fuya Fuya (4263m) près des lacs de Mojanda.

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Mer 2 août – Ascension d’acclimatation de l’Imbabura (4630m) dans le brouillard.

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.Jeu 3 août – Visite matinale du marché d’Otavalo. Route vers le volcan Cayambe. Montée à son refuge.

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Ven 4 août – A une heure du matin, décision en raison d’un vent très violent et glaçant de renoncer à l’ascension d’acclimatation du Cayambe. Retour dans la journée vers Quito; un ennui mécanique nous empêchant de gravir un sommet d’acclimatation plus modeste.

Sam 5 août – Route vers le parc national des Illinizas. Montée au refuge des Illinizas «Nuevos Horizontes».

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Dim 6 août – Ascension de l’Illiniza Sud (5263 m, AD+) pour certains et de l’ Illiniza Nord (5126m)pour d’autres. Retour au refuge et descente jusqu’au « déjeuner ». Transfert à une auberge située dans le parc du Cotopaxi au pied du volcan.

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Lun 7 août – Matinée calme face à un séduisant paysage. Montée au refuge « Jose Ribas » à 4800 m. Dîner tôt puis courte nuit et début de l’ascension du Cotopaxi vers 1heure du matin.

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Mar 8 août – Ascension du Cotopaxi (5897 m) en 6 à 7h. Cinq d’entre nous parvenant au sommet. Les nuages cachent en grande partie le paysage. Descente puis route vers la ville thermale de  Baños, située près du volcan Tungurahua (en éruption).

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Mer 9 août – Journée dite de repos à Baños : circuit VTT jusqu’à Rio Verde (cascade Pailon del Diablo) ou ballade à cheval le matin (deux cavaliers), randonnée à pied l’après-midi, bain thermal le soir.

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Jeu 10 août – Route vers le parc du volcan  Chimborazo. Visite de la ville de Riobamba. Arrivée au 1er refuge a 4800 m puis montée au 2ème refuge « Whymper » à 5000 m. Dîner tôt, très courte nuit. Puis ascension vers le sommet à partir de 24h.

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Ven 11 août – Ascension du Chimborazo (6310m) durant 7 à 8 heures. Arrivée de cinq d’entre nous au premier sommet (6267m) peu après le lever du soleil. Descente. Déjeuner à Riobamba et route jusqu’à une belle hacienda dans la region de Latacunga.

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Sam 12 août – Route vers la région du lac de cratère de Quilotoa. Visite en chemin du marché indigène de Zumbahua. Déjeuner. Route de retour à Quito.

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Dim 13 août – Transfert matinal à l’aéroport et retour vers la France (via Bonaire et Amsterdam).

Lun 14 août – Arrivée à Roissy à 8h00.

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PS: nous avons bénéficié pour nos « exploits » d’un article dans l’Est Républicain du 7 septembre 2006.

Ski alpinisme – Haute Maurienne – Avril 2006

Ski de rando en Haute Maurienne (Avril 2006)

 

 Pendant qu’une partie des skieurs alpinistes du CAF Nancy parcourait les pentes de la Silvretta, une autre, quatre dames et six sieurs, s’égayaient en Haute Maurienne du 23 au 28 avril 2006.

« Chacun est à l’heure au rendez-vous dimanche à Bonneval sur Arc.

 Nous cheminons à pied jusqu’au hameau de l’Ecot puis à ski, sous le soleil

vers le refuge du Carro .

 Lundi, nous gagnons la Grande Aiguille Rousse (3368m)

 via le Col des Montets

avec en prime une belle descente en face Sud.

Mardi, le temps est mauvais. Nous nous engageons malgré l’absence de visibilité et la neige qui tombe dans la traversée « Carro-Evettes » en espérant une évolution de la situation. Nous nous enfonçons dans ce coton blanc jusqu’au Col des Pariotes (3034 m).

 La traversée s’avère très aléatoire et dangereuse, nous décidons de redescendre : ski incertain dans l’opacité blanche, chocolat chaud au refuge et poursuite de la descente jusqu’au village de l’Ecot. Le temps s’améliore et après le pic-nique,

nous montons au refuge des Evettes (2590 m).

 

Mercredi, nous gagnons,

 sous le soleil et dans le cirque grandiose et magnifique du glacier des Evettes,

la Selle de l’Albaron (3474 m).

L’arête après la neige tombée la veille est difficilement praticable et le versant Ouest de descente totalement bouché. Nous glissons donc versant italien par la Petite muraille d’Italie dans le vallon Pia Gias. Le passage du Colerin semblant « raide et mou » à cette heure et le versant Avérole toujours opaque, nous poursuivons la descente. Puis nous remontons en zigzag (400 m) jusqu’au plateau où le refuge isolé et son gardien sympa nous accueillent enfin.

 Jeudi, le début de matinée est provisoirement ensoleillé et nous progressons vers le Col d’Arnès (3012 m). A peine atteint, le temps déjà bouché à l’ouest se brouille à l’Est. La Pointe Marie (si on la trouvait !) n’aurait aucun intérêt.

Nous naviguons donc vers le bas, carte et altimètre en main, prudemment, sur le glacier d’Arnès

 puis dans le vallon jusqu’à ce que la visibilité et la neige s’améliorent un peu nous permettant d’enchaîner quelques virages.

 Nous ôtons les skis pour parcourir les dernières centaines de mètres jusqu’au refuge d’Avérole.

 Vendredi, la météo est mauvaise, le ciel est complètement bouché… nous descendons à pied par Avérole

 jusqu’à Vincendières. Après récupération des voitures, nous prenons le café de l’amicale séparation et retournons at home ».

L’ambiance du séjour fut sereine : harmonie tranquille et courage discret de tous les randonneurs à ski (Harmonie des choix aussi, les quelques décisions prises à la majorité furent vite converties en unanimité).

Michèle, Mireille, Laurence, Valérie, Roger, Michel, Patrick, Vincent, Xavier… ce fut un plaisir !

André